Environnement
Galion: un comité "à son lit" PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 17 Avril 2010 11:06

Vendredi, la Communauté du Nord de la Martinique a installé le comité de rivière du Galion. Il s’agira pour ce comité d’avoir une gestion quantitative précise de la ressource, mais aussi de surveiller et d’améliorer la qualité écologique et chimique de la rivière du Gali 

 on qui traverse 4 communes du Nord.

 

 

Cette rivière devrait faire l’objet de toutes les attentions. Protection de la ressource, valorisation et utilisation de la ressource, tous ces aspects feront partie des missions du comité de rivière afin de faire face aux problèmes des hommes, mais aussi de la rivière.

Le comité aura à faire face aux pollutions également : pollution agricole, domestiques et industrielles, mais également des problèmes d’inondations.

Des problèmes d’inondations qui concernent plusieurs dizaines d’habitations situées à proximité de la rivière. Une des causes de ces inondations est la quasi absence ou le mauvais élagage des arbres bordant le cours d’eau. Dans ces futures actions le comité de rivière souhaite une réappropriation de la ressource pour sa valorisation. Il est question aussi de restaurer le patrimoine qui se trouve au long du bassin versant et faire un développement à partir du patrimoine historique. Le comité de rivière du Galion a été monté en partenariat avec l’office national de l’eau et de milieux aquatiques, l’ODE et de la DIREN.

 
2 février: Journée internationale des zones humides...future Réserve de Génipa PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 02 Février 2010 16:27

 

 

 

 

La journée du 2 Février est déclarée Journée internationale des Zones Humides.

C’est en effet le 2 Février 1971 que la Convention de Ramsar fût signée  en Iran dans la ville du même nom.

 Ce traité, signé par des pays et des organisations non gouvernementales préoccupés par la perte et la dégradation croissantes des zones humides, a une portée internationale.

 

Il sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.

 

Le Parc Naturel Régional de la Martinique, conscient des menaces qui pèsent sur les zones humides de notre île,  milieux d’intérêt patrimonial mais vulnérables, et dans un but  de sauvegarde et de reconquête, a réalisé, en 2006 ,  un inventaire des Zones Humides de la Martinique.

 

Cet inventaire, en cohérence avec le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE)  préconisé par le Comité de Bassin, apporte des éléments précis pour une meilleure connaissance de ces écosystèmes, et constitue un outil d’aide à la décision.

 

 

 

Les objectifs de cet étude sur les zones humides étaient :

-           D’en faire un  inventaire le plus exhaustif possible,

-          de les situer géographiquement,

-          de définir leurs caractéristiques hydrologiques,

-          d’apprécier leur valeur et leurs potentialités écologiques, sociales et économiques,

-          d’appréhen der les menaces pesant sur ces milieux.

 

Ainsi, sur plus de 1200 zones humides recensées et réparties sur environ 2500 hectares, l’inventaire décrit 156 de ces écosystèmes, qu’ils soient naturels ou artificiels, selon la typologie suivante :

 

-         Des zones humides salées ou saumâtres → lagunes, étangs et mares salés ou saumâtres, marais et prairies herbacés ou saumâtres, mangroves sur sédiments argileux ou argilo-sableux

-         Des zones humides d’eau douce inondables ou saturées → forêts marécageuses, forêts inondables, zones inondables, zones de marais, zones inondables d’altitude

-         Des étangs et mares d’eau douce → grands étangs (≥ 50 ares), étangs (de 10 à 50 ares) et mares (≤ 10 ares)

-         Des bassins d’eau douce aquacoles ou d’épuration

 

 

 

 

Intégrées dans des espaces perturbés tels que des zones urbaines pour certaines, naturelles ou créées artificiellement par l’homme (afin de répondre aux besoins en irrigation liés à l’agriculture du début du XXème siècle), les zones humides, ont des valeurs et jouent un rôle primordial dans divers domaines : 

 

Ø     Elles exercent des fonctions biologiques, (elles sont des zones d’échanges biologiques, des sites de reproduction et de nourrissage pour de nombreux migrateurs…)

Ø     Et des fonctions hydrologiques, (elles permettent une atténuation des inondations et des crues, ainsi que la protection des rivages contre l'érosion…)

Ø     Elles présentent un intérêt patrimonial, (ce sont des milieux présentant parfois un endémisme, mais aussi des milieux à valeur paysagère, rares et menacés...)

Ø     Elles ont également des fonctions économiques, (elles constituent des ressources en eau pour l’agriculture (élevage et cultures), industrielles (terre argileuse pour les besoins de la poterie…) et touchent des activités comme la pêche, l’aquaculture, et le tourisme

Ø     Des fonctions socioculturelles y sont aussi liées, telles la chasse, la pêche de loisir, les loisirs de plein air sans prélèvements de faune et flore, les paysages et l’Histoire.

 

Les bienfaits des zones humides n’empêchent pas leur vulnérabilité et les menaces environnantes.

 

 Les zones les plus vulnérables sont les milieux humides créés et entretenus par l’homme, à savoir les bassins aquacoles, les mares, les marais et prairies humides.

Les zones les plus menacées sont les forêts marécageuses, les marais et les prairies humides.

 

Le Parc Naturel Régional de la Martinique a donc voulu mettre en avant le patrimoine naturel remarquable que sont les zones humides de la Martinique.

Ce patrimoine qui assure des fonctions primordiales pour le développement de l’île, est méconnu de la majorité et trop souvent menacé.  

 

Il convient donc d’améliorer nos connaissances, afin de prendre des mesures concrètes de protection et de gestion intégrées de ces milieux.

 

C’est dans ce cadre qu’à été lancé le projet de création de la première réserve naturelle régionale de Martinique, en Baie de Génipa, la plus grande zone de mangrove de l’île.

 

 

L’étude sur les Zones Humides est disponible sous format numérique au Parc Naturel Régional de la Martinique.

Pour plus d’informations, contactez :

Bénédicte CHANTEUR

Parc Naturel Régional de la Martinique

Annexe de Montsigny, Avenue des Caneficiers, Sainte-Catherine

BP 437 97200 Fort-de-France Cedex

Tél. : 0596 64 42 59       Fax : 0596 64 72 27      Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

 
Alerte au niveau d'eau PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 27 Octobre 2009 19:23

 

La Martinique en déficit d’eau ! C’est le constat de cette fin du mois d’octobre en Martinique d’où la sonnette d’alarme tirée par les autorités. Les niveaux des rivières de l’île sont au plus bas et la préfecture recommande fortement aux usagers d’utiliser l’eau en toute responsabilité.

Si pour l’heure, aucune mesure de restriction n’est prise, il est possible que les autorités préfectorales soient obligées de prendre des mesures notamment sur l’interdiction de laver les automobiles, remplir les piscines pour ne citer que ces exemples. Pour l’heure, malgré les pluies de ce début de semaine, le niveau est insuffisant d’où l’appel à la vigilance et la responsabilité.

 
Le consul d'Haïti a un bureau à Fort-de-France! PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 27 Octobre 2009 09:22

Le consul d’Haïti pour Saint-Martin, la Guadeloupe et la Martinique a désormais un local pour recevoir le public et notamment les membres de la communauté haïtienne. C’est le fruit d’une convention paraphée lundi entre l’édilité foyalaise et, le consul d’Haïti. La première république noire dispose désormais d’un bureau au relais administratif de Dillon, un nouvel outil qui devrait faciliter la mission du consul haïtien lors de ses déplacements en Martinique.

Pour marquer ce nouveau départ des relations entre la Martinique et Haïti, le directeur général du ministère des affaires étrangères d’Haïti, Jacques-Nixon Myrthil, le consul d’Haïti en Guyane, Serge Louis et le consul d’Haïti pour les Antilles françaises, Dieunie Fanfan étaient présents.

 

 

Cette mise à disposition gracieuse est donc le fruit d’une volonté pour la municipalité foyalaise de faciliter les relations avec Haïti. Le bureau de Dillon n’est pas un consulat mais un espace devant permettre de mieux recevoir le public avec une forte communauté haïtienne résidant à Fort-de-France. Le maire de Fort-de-France, Serge Letchimy a dit sa satisfaction « c’est un acte concret au-delà de la coopération culturelle ou sportive quand on se dit favorable à la coopération caribéenne. Il faut faire dans la coopération géopolitique si l’on veut travailler avec des pays à forte population comme Haïti, Saint-Domingue ou Cuba. Ce type de relation est pour moi l’occasion d’impulser une véritable dynamique de coopération ».

La consul d’Haïti, Dieunie Fanfan a dit sa satisfaction, elle aussi, de pouvoir compter sur cet équipement « c’est un bon début de coopération, ça va nous permettre de mieux travailler avec la Martinique et nos ressortissants qui résident ici. C’est pour nous un bel exemple de coopération entre peuples caribéens ».

L’équipement est opérationnel, la communauté haïtienne de l’île est pleinement satisfaite de pouvoir disposer de ce bureau pour les rencontres avec son consul.

 

K.S

Photos © René-Charles Suvélor

 
Environnement: niches d'emploi mais... PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 24 Septembre 2009 12:26

Quels outils pour l’éducation à l’environnement, ou encore quelles offres d’emploi sont disponibles dans ce secteur. Ce sont les quelques questions débattues à l’occasion des assises territoriales de l’éducation à l’environnement. Une première organisée par l’association Eco civisme en partenariat avec la DIREN ou encore l’office de l’eau. Thème retenu « S’arrêter pour avancer ».

Plusieurs ateliers étaient au programme parmi lesquels un sur les outils pour l’éducation à l’environnement. Et ce qu’il en ressort, c’est la nécessité de mettre en place un programme d’actions annuel voir pluriannuel concerté entre les différents acteurs. Autre atelier celui consacré à l’emploi dans ce secteur d’activité. Là également les échanges ont été intéressants. Et il apparaît que des niches d’emplois existent, seul handicap, leur financement. Et l’actualité récente montre une fois encore la nécessité de cette éducation à l’environnement vers un développement durable.

 
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