Haïti: une conf en prélude aux "décisions" de New-York PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 23 Mars 2010 20:47

 

Un peu plus de 2 mois après le séisme qui a ébranlé Haïti, la communauté internationale était réunie en Martinique pour préparer la conférence. Une première conférence s'était déjà déroulée à Montréal le 25 janvier dernier.

Le gouvernement français était représenté par une ministre et un secrétaire d’Etat. Marie-Luce Penchard, ministre de l'outre-mer et Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Secrétaire d'état à la Coopération et à la Francophonie ont exprimé la volonté de la France de s'impliquer dans la reconstruction d'Haiti. Le gouvernement haïtien représenté par le ministre de l’Intérieur, Paul Bien-Aimé a réaffirmé que son pays n’a pas besoin d'assistance mais, d'aide…même si l’on sait que la communauté entend laisser le gouvernement de René Préval maître du destin d’Haïti.

La trentaine de pays présents à Fort-de-France a souligné vouloir apporter une aider concrète à Haïti pour un énorme projet de reconstruction qui pourrait aussi décentraliser la vie hors de Port-au-Prince, la capitale.

Des ateliers de travail ont permis d'identifier les projets à engager par les collectivités territoriales, établir des partenariats sur la base de ces projets. Avec cette conférence en Martinique, il s'agissait aussi de définir avec les autorités haïtiennes une stratégie globale et cohérente de développement du territoire haïtien. Reste que cette rencontre n’est qu’une étape avant la conférence mondiale qui doit se tenir à New –York le 31 mars prochain.

  

"la reconstruction ne pourra se faire sans la coopération durable de la communauté internationale"

 

Une importante délégation haïtienne, composée de 35 maires, est venue avec des propositions concrètes pour faire avancer l'idée de la décentralisation. La maire de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent a été claire « la reconstruction d'Haïti, si elle est d'abord l'affaire des haïtiens, ne pourra se faire sans la coopération durable de la communauté internationale», a-t-elle ajouté.

Jean-Yves Jason, maire de Port-au-Prince, semble sur la même longueur d’ondes que sa collègue «On ne peut plus se permettre d'aborder le problème de la reconstruction d'Haïti sans évoquer le problème de la centralisation. Cet autre pays auquel nous aspirons aujourd'hui, ne sera possible qu'en synergie entre les élus locaux, le gouvernement central et les élus du monde en général».

L’appel au reste du monde est lancé et c’est tout Haïti qui espère que la communauté internationale sera au rendez-vous non pas des promesses mais surtout des aides concrètes..